Gradur : What else?

Grand-mère y a mis le paquet : il pose avec une montre à faire pâlir un Président de la République, maquillé comme une voiture volée, photoshopé comme une star botoxée : l’homme des années 2015 tente tant bien que mal à réussir l’amalgame de l’autorité et du charme…

Le Ministre de la culture de Roubaix est servi, même si son égotrip souffre par manque de filles asservies et de grosses cylindrées. Sans doute que le biberon de Gradur contient-il moins de balles que la poche d’un rentier fiscalement exilé. La presse locale est choquée : l’homme au bob n’est après tout qu’un fonctionnaire en disponibilité qui a dans la bouche autant d’ordures qu’un trottoir de Roubaix.

Sérieux… pourquoi nous emplafonner au sujet de Gradur? Si on laissait tout simplement dégonfler ? Franchement où est la gravité ? L’homme ne prétend pas être un artiste, c’est à peine un phénomène qui reconnait volontiers n’être qu’un buzz. Tout est dit : ce mix, c’est tout juste un pied de nez aux travers de notre société où le plus kiffant c’est juste de tester! Après… comme pour toutes les caricatures, libre à chacun d’acheter !

Nous qui connaissons la fortune des Louis Vuitton et qui avons vendu la laine du Pingouin avant de l’avoir tué, ça pour sûr, pour vendre des codes et des clichés… « Chez nous on s’y connait ! ». Alors wack ou pas wack, qu’on se rassure, ce qui est certain dans cette histoire c’est que pour le meilleur, comme pour le pire, Gradur is the new black of Roubaix!

Catégorie : la culture, la ville