Gradur : What else?

Grand-mère y a mis le paquet : il pose avec une montre à faire pâlir un Président de la République, maquillé comme une voiture volée, photoshopé comme une star botoxée : l’homme des années 2015 tente tant bien que mal à réussir l’amalgame de l’autorité et du charme…

Le Ministre de la culture de Roubaix est servi, même si son égotrip souffre par manque de filles asservies et de grosses cylindrées. Sans doute que le biberon de Gradur contient-il moins de balles que la poche d’un rentier fiscalement exilé. La presse locale est choquée : l’homme au bob n’est après tout qu’un fonctionnaire en disponibilité qui a dans la bouche autant d’ordures qu’un trottoir de Roubaix.

Sérieux… pourquoi nous emplafonner au sujet de Gradur? Si on laissait tout simplement dégonfler ? Franchement où est la gravité ? L’homme ne prétend pas être un artiste, c’est à peine un phénomène qui reconnait volontiers n’être qu’un buzz. Tout est dit : ce mix, c’est tout juste un pied de nez aux travers de notre société où le plus kiffant c’est juste de tester! Après… comme pour toutes les caricatures, libre à chacun d’acheter !

Nous qui connaissons la fortune des Louis Vuitton et qui avons vendu la laine du Pingouin avant de l’avoir tué, ça pour sûr, pour vendre des codes et des clichés… « Chez nous on s’y connait ! ». Alors wack ou pas wack, qu’on se rassure, ce qui est certain dans cette histoire c’est que pour le meilleur, comme pour le pire, Gradur is the new black of Roubaix!

« Stop Crève : je l’ai lu, je l’ai vu et je l’ai entendu causer »

Une semaine, il m’a fallu plus d’une semaine, et encore… Je me suis concentré, prenant la plume cinq, six, dix fois (oui bon, je prends encore la plume, le clavier ça vient après ; je m’améliore de jour en jour !) avant de penser que j’ai enfin écrit quelque chose d’acceptable… enfin d’acceptable… «  Cavanna est mort » : ce n’est pas acceptable ! Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. Pourtant, il nous avait bien prévenus et nous, bien sûr, on ne l’a pas cru le grand escogriffe, toujours à se vanter…

Situation inconfortable aux amis, pris entre leur tristesse et le respect de ce qu’il était et de ce qu’il expliquait de la mort : inutile et grotesque. Evidemment on pleure…Cet homme a accompagné des moments si importants dans nos vies : j’ai pratiquement appris à lire avec lui gamin, je criais « je l’ai pas lu, je l’ai pas vu mais j’en ai entendu causer ! », ce qui ne manquait pas d’étonner les amis de ma mère qui lisaient hara-Kiri ; ma mère, elle, rigolait doucement…

Cet homme a forgé ma conscience de citoyen : toujours apprendre, toujours se laisser aller à la curiosité, toujours respecter les autres, toujours combattre les cons, oui « bête et méchant » (mais pas con !). Toujours caresser l’utopie : dans son livre « Stop Crève », il expliquait pourquoi la vie serait plus belle si on ne mourait plus ! Cet homme a éveillé mes goûts littéraires, surtout en B.D. : bien sûr que sans lui, pas de Gébé, pas de Wolinski, pas de Reiser, de Cabu … et, j’imagine, pas de Boucq non plus ! Rendez-vous compte : j’ai parlé avec Reiser… j’ai même un album dédicacé et, dans 15 jours, à  Roubaix, à la librairie Autour des mots, je vais rencontrer Cabu (pas tout seul j’espère). Tout ça c’est Cavanna !

Je me forçais à continuer à acheter Charlie Hebdo parce que j’aimais ses chroniques (en ce moment, aussi pour les vignettes de Dubout). Cet homme là a créé des moments de plaisirs inoubliables (…et sa voix ! quand il parlait, on l’écoutait, bien obligés…). Ca paraît bête à dire mais ça a été un plaisir de pleurer avec lui quand il a perdu Maria. J’en ai des frissons en y pensant ; les mêmes frissons que quand j’ai vu apparaitre l’alerte Libération sur mon téléphone : « Cavanna est mort à 90 ans ». Cet homme m’a fasciné et… il m’a appris à ne pas être fasciné par les autres. Il fait partie des quelques hommes dont je me dis que j’aurais aimé vivre leur vie.

Une semaine pour écrire ça ? Oui, quand je dis que j’aurais aimé être Cavanna, c’est surtout parce que je rêve d’écrire comme lui… En attendant, je vais ressortir ses livres du deuxième rang de la bibliothèque, mais alors, pas question d’en prêter un ! A chaque fois j’oublie et, bien sûr, on ne me les rend jamais : donc pas de Cavanna qui sortira de chez moi. Vous n’avez qu’à les acheter après tout ! Pensez aux libraires : n’allez pas commander Cavanna sur Amazon, hein ?!

Je terminerai donc par plus gai que le titre : « je me suis aperçu que, si le travail bien fait est source de joies puissantes, la paresse savourée en gourmet ne l’est pas moins ».

…Cavanna, si je pouvais, je t’embrasserais!

Je veux le label UNESCO parce que les Lillemétropolitains le valent bien !

C’est un formidable projet ! Légitime, sincère, généreux et qui ne manque pas d’ambition ! Mais la labellisation UNESCO est un long chemin semé d’écueils… Je sais de quoi il en retourne pour avoir déjà défendu dans le monde de la Culture et en Europe la candidature pour des villes fortifiées par Vauban en France, Belgique et Pays-Bas et la reconnaissance des processions de Géants ainsi que des beffrois de France et de Belgique.

Avant de savoir avec qui on veut candidater, il me parait surtout important de rester ouverts aux partenariats et d’être tout à fait au clair sur le message que nous voulons porter ! Nous devons en effet sans arrêt nous poser la question : en quoi notre tissu urbain, notre patrimoine, notre savoir-faire, notre façon de travailler ensemble… est-il porteur d’un message universel ? Nous, les Roubaisiens, les Lillemétropolitains, les Nordistes, nous savons que les anciens ouvriers, mais aussi les familles, les patrons, les associations et les acteurs culturels « de toute laine » sommes capables de le décrocher ce label. Mais en quoi notre témoignage est-il digne d’intérêt pour les habitants de la planète ?

Je suis un convaincu de la première heure de l’importance de garder notre épopée textile comme une mémoire vive. J’ai porté au Département du Nord et auprès de la Province de Flandre occidentale le projet du Non-Lieu « les beffrois du travail ». Je sais que les acteurs du patrimoine et de la culture savent ici plus qu’ailleurs fédérer leurs énergies… encore faut-il renforcer les liens avec toutes les structures à la fibre créative constituées autour du pôle UpTex, le CETI, les écoles de mode, Lille design… Au stade où nous en sommes, je crois qu’il faut penser avec un maximum d’ouverture d’esprit et voir large ! Je pense que derrière la notion d’identité textile, la véritable question est : pourquoi et comment, depuis des générations, nous tissons des liens pour toujours faire davantage corps avec le monde ? C’est, je crois, la question fondamentale.

En clair cela veut dire qu’il faut nous situer avec évidence au cœur de l’Europe du Nord Ouest (ne nous racontons pas d’histoires, nous devons notre essor parce que nous avons exfiltré la technologie de la « mule-jenny » d’Angleterre !). Il ne faut pas oublier non plus que certains tissus qui font la fierté de notre musée d’Art et d’Industrie La Piscine sont en quelque sorte des contrefaçons, ou tout au moins sont très « inspirés » des échantillons collectés dans les comptoirs coloniaux de la Chambre de commerce de Lille et dorment dans les réserves du Musée d’Histoire naturelle de Lille… Il nous faut expliquer pourquoi et comment notre métropole a utilisé le savoir-faire des habitants du Maghreb, pourquoi la bourse de la laine un temps située à Roubaix se trouve maintenant à Sydney et des plantes polonaises, chinoises et néo-zélandaises poussent sur le toit de la Condition publique ? Comment la vente à distance a permis de tisser des liens durables dans tous les foyers français, comment la toile internet a bouleversé la géographie de la production textile avec les conséquences humaines et environnementales que l’on connait aujourd’hui ? Comment cette nouvelle révolution nous oblige à être toujours plus créatifs, à repenser la mode et sa médiatisation… Autant de questions d’actualité qui ont un intérêt universel.

Evidemment, si nous voulons que la France porte avec fierté notre candidature, la clé de la victoire, c’est de convaincre le Ministère de la Culture du bien-fondé de notre projet et du sens qu’il donne au plan national. C’est là que nous avons clairement une carte à jouer : la candidature du bassin minier aurait-elle été aussi brillante sans le Louvre Lens ? Je n’en suis pas certain… En tout cas, hasard ou pas, il se trouve qu’hier, l’Etat, via le centre des Monuments Nationaux, a ouvert au public la Villa Cavrois. Que l’on apprécie le style ou pas, ce chef-d’œuvre de l’architecture moderne est le seul élément patrimonial qui fait que la métropole lilloise est repérée sur la carte du patrimoine architectural mondial. Ses liens sont multiples avec notre identité textile, ne serait-ce que par le commanditaire et la volonté de l’architecte de contribuer au renouvellement des arts textiles. C’est pourquoi je suis convaincu que le seul moyen de réussir notre entreprise, c’est de convaincre que le steamer de brique des Archives nationales du monde du travail, comme le paquebot moderniste de la Villa Cavrois, mais aussi l’antenne de l’Institut du monde Arabe, l’ENSAIT, peut-être même le Fresnoy, tous lieux de mémoire et de création d’Etat, constituent potentiellement un tissu créatif d’intérêt national d’une densité unique. Pour tout cela, je crois donc que notre priorité est de convaincre l’Etat français, que nous pouvons devenir source d’inspiration au plan national, et que la labellisation UNESCO conférera à notre territoire et à notre pays un souffle d’optimisme propre à raviver notre dynamisme économique et culturel au plan européen.

Il y a quelques mois, en présence de Martine Aubry, j’avais offert un tee-shirt « I love RBX » à Arnaud Montebourg en visite au CETI. Il se trouve que les textiles innovants font partie intégrante de la Nouvelle France Industrielle présentée ce jeudi par le Président de la République… Aujourd’hui à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, j’ai transmis à Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, une lettre lui demandant de nous accompagner dans notre enthousiasmante aventure parce que nous avons de sérieuses raison de croire à notre bonne étoile et que les Lillemétropolitains le valent bien…

Pourquoi / Comment amener Lille Métropole à la Piscine ?

On sait qu’ils coûtent et ne servent à rien : les projets culturels sont pourtant essentiels pour l’épanouissement de chacun et la fierté de tous. Encore Maire de Roubaix il y a un an, René Vandierendonck a fait voter une délibération qui lie l’extension du musée La Piscine à son transfert à Lille métropole. Jean-François Boudailliez, adjoint à la culture, remet aujourd’hui cette idée sur la place publique. Pour autant, même dans l’urgence, sur un sujet aussi important pour l’identité et les finances de la Ville gardons nous bien de nous raconter des histoires…

N’ayons pas peur de dire les choses : les 10 ans de succès de la Piscine relèvent à Roubaix du miracle quotidien. C’est l’alchimie unique entre un lieu splendide, une mémoire collective foisonnante et des prestations de grande qualité. C’est surtout une aventure humaine portée depuis bientôt près d’une génération par un Conservateur en chef au dévouement hors norme : Bruno Gaudichon, relayé par des équipes et un Président des amis du musée qui savent se battre comme des beaux diables. C’est aussi et surtout un pari politique pour lequel Roubaix a su dépasser ses clivages (pari auquel j’ai modestement contribué) pour réaliser ce que nous n’osions alors imaginer… La Piscine prouve par l’exemple qu’à Roubaix la politique, la vraie, peut changer radicalement le cours des choses!

Cependant, notre propre réussite ne doit pas nous aveugler car voilà que, porté a bout de bras vingt ans durant par des hommes et des femmes que le succès insoupçonné finit par user, ce scenario devient tout à fait anormal ! Le rapport moyens/résultats a un coût bien réel : la fatigue des agents qui travaillent dans des conditions précaires et l’amenuisement insidieux du moral des troupes… ajoutons à cela une exigence croissante des visiteurs qui a aintenant pour référence rien moins que les standards du musée du Louvre, des sollicitations en constante augmentation de la part de partenaires dont nous ne pouvons que nous réjouir, une complexification administrative et une augmentation constante des coûts de production des expositions qui s’imposent à nous… c’est certain, la ville n’a plus les moyens de faire l’impasse sur ces questions qui, si nous ne nous réveillons pas maintenant,
risquent de mettre le développement de Roubaix en danger.

Sachant que La Piscine est peut être la seule grande fierté partagée par l’ensemble des Roubaisiens et que tout récemment la Communauté Urbaine a souhaité donner davantage d’autonomie de gestion à son propre musée, le LaM, sachant qu’un musée fait tout autant le bonheur des habitants de sa ville que celui de ses visiteurs et « amis », je crois qu’il n’est ni dans l’intérêt de Roubaix et encore moins dans celui de Lille métropole d’envisager un transfert pur et simple. Ce n’est pas en présentant l’addition que nous seront convaincants, c’est en travaillant à un projet d’Etablissement Public de Coopération Culturelle. La priorité, je crois, est de bel et bien jouer le jeu en donnant à comprendre l’intérêt métropolitain et Euro-régional de notre projet. C’est une évidence si nous voulons donner à la métropole et à
la Région l’envie de prendre part au projet !

Pour ma part, je vous le dis comme je le pense : je veux, via le patron, le modèle, la sculpture, la peinture et l’architecture que nous donnions a apprécier l’esprit pionnier des Roubaisiens dans l’épopée industrielle qui est le fondement de notre identité métropolitaine.
Je veux aussi que nous donnions à La Piscine les moyens de produire confortablement les expositions d’arts appliqués de référence nationale et les grandes rétrospectives de créateurs internationaux qui font tout autant le savoir-faire du musée de Roubaix que la renommée culturelle de Lille métropole.

Ce n’est pas en fuyant en avant mais en défendant un projet solidement conçu sur des valeurs sûres que nous construirons une perspective de collaboration enthousiasmante pour les Roubaisiens et les métropolitains. Raison de plus pour donner au prochain Maire de Roubaix d’être crédible à la table des négociations et tenir le siège à Lille métropole un mandat entier s’il le faut car avec La Piscine les Roubaisiens ne rêvent pas de vie de château, ils ont encore moins envie d’en bâtir en Espagne !

cultiver nos atouts et notre attrait

Evidemment, je ne peux pas ne pas parler des grandes institutions culturelles pour lesquelles j’ai mandat et qui font l’attrait de la métropole.

Tout d’abord l’Opéra de Lille qui, depuis sa réouverture en 2003, sous la direction de Caroline Sonrier sait, dans un budget extrêmement contraint par rapport aux autres métropoles européennes, tenir une vraie programmation de maison d’Opéra, avec des artistes et des formations en résidence, développer une saison artistique de très grande qualité (notamment en danse contemporaine), tout en restant exceptionnellement attractive pour la jeunesse.

Le LaM ensuite pour lequel j’ai accompagné tout le projet de restructuration en vue d’accueillir les collections d’art brut de l’Aracine. Présenter les œuvres de personnes en situation de handicap mental au même titre que celles des grands maîtres de l’art moderne était un vrai défi. Sophie Lévy le relève brillamment avec toute son équipe en n’oubliant pas de présenter la création plastique la plus pointue tout en poursuivant son action innovatrice en faveur des familles et des personnes en situation de handicap.

Je marque une réelle admiration pour le travail d’Anne-Isabelle Vignaud et toute l’équipe de la Condition Publique, qui a su en quelques mois seulement, imposer une vision, un projet artistique et culturel exigeant et ouvert à la fois à l’international et sur son quartier, dans le réseau des grandes institutions comme celui des autres fabriques culturelles métropolitaines. J’apprécie tout particulièrement ce nouvel état d’esprit fait tout autant de battles, de conditions extrêmes et de convivialité, à laquelle les résidents de l’Oiseau Mouche ne sont désormais plus totalement étrangers.

Je suis particulièrement fier de la manifestation « Les Beffrois du travail » qui a maintenant lieu dans tout le Nord et en Flandre. Elle a lieu tous les Premier mai. J’en suis un peu le père, mais l’idée originale qui consiste à transformer les cheminées d’usines en totems est d’Olivier Muzellec. Elle est née à Roubaix. Elle honore, avec tact et créativité, la mémoire ouvrière et le lien social dont se trame et peut s’enorgueillir notre territoire. Certes, ce genre d’opération ne répond pas au besoin criant de créer des emplois, mais elle montre comment, au-delà du « gagne-pain », travailler c’est aussi une question d’accomplissement et de cœur à l’ouvrage…

Le NAME : Ah ! Il m’en a fallu de la persévérance pour convaincre les élus du bien-fondé de la proposition d’Art Point M pour promouvoir le meilleur des musiques électroniques hors des circuits commerciaux : c’était une vraie gageure. C’est aujourd’hui pari gagné ! Cette manifestation attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de jeunes de notre grande Euro-région. Qui eût cru que cette manifestation ferait un jour battre le cœur du quartier de l’Union ?

nous cultiver nous grandit et nous ouvre

J’ai eu énormément de plaisir à m’occuper de Culture durant 7 ans à Roubaix et au Département. Cela m’a beaucoup appris. Sans me monter du col, je peux me prévaloir d’avoir inauguré le musée Matisse au Cateau-Cambrésis et La Piscine de Roubaix, l’extension du Centre historique minier de Lewarde et l’atelier du Musée du verre de Sars-Poteries. J’ai mis en place le Musée de Flandre à Cassel. Je pense que la modernité et la mémoire du travail, c’est notre identité, c’est notre différence à nous, gens du Nord, qui nous attire la sympathie des gens d’ailleurs !

Je ne compte pas les médiathèques pour lesquelles j’ai apporté l’appui du Département : lire, accéder à l’information, voilà un vrai droit pour que chacun puisse développer son libre arbitre, affirmer sa sensibilité et gagner sa liberté ! Me rendre à la médiathèque de Roubaix fait partie de mes petits plaisirs : trouver des perles, discuter… C’est de notre devoir collectif que de rendre cette offre culturelle accessible au plus grand nombre (surtout quand il n’y a rien d’autre à faire que « zoner » le dimanche après-midi).

Je ne parle pas non plus du projet éducatif et culturel des collèges et des écoles en général. La presse et les enseignants en parlent mieux que moi ! Il savent que je suis acquis à leur cause…

l’art c’est vital!

Je suis un amoureux des arts sous toutes ses formes : je pense très sincèrement que la diversité culturelle est à l’humain ce que la biodiversité est aux êtres vivants ! Je me passionne pour tout ce qui est créatif, en particulier la mode, et j’ai un faible pour la musique électro. Je pense comme Platon : « à chaque fois que vous faites du beau, vous faites du bien ! ». La culture, c’est comme l’amour, ça ne sert à rien, mais sans ça, la vie ne vaut pas le coup. Il faut toujours replacer la culture au cœur de la politique.

un vrai capital à faire fructifier

Bien sûr, préparer, vivre Lille2004 et continuer le voyage avec Lille3000 constitue une expérience exceptionnelle ! Beaucoup de nordistes et de Roubaisiens n’en sont pas revenus et moi le premier… Nous nous y sommes probablement encore plus surpris que nos 6 millions de visiteurs. Qui ne se souvient pas de l’installation de la forêt suspendue sur les Grand’Places de Lille et Roubaix ? L’exposition sur les peintres nordiques à la Piscine compte, à mon sens, parmi les meilleures de notre « musée à succès ». La transformation de la Condition Publique réalisée pour l’occasion, nous permet aujourd’hui de disposer d’une fabrique culturelle qui compte pour beaucoup dans le rayonnement dans l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai que nous essayons de construire avec nos voisins flamands et wallons.